Saccage et Planète en Danger (1) : Assez d'Impuissance !!

Suite à une discussion sur ce blog avec Tsuka, à propos de peaux de raie (Galuchat), et suite à la lecture d'un article récent sur Le Monde.fr, des décisions latentes depuis des années prennent un tournant ferme et décisif chez moi, dans mon travail, et je veux les faire connaître et les faire valoir.
Je veux également vous demander, à vous lecteurs et visiteurs quels sont vos moyens de décision et d'action qui pourraient participer à renverser la vapeur.


Déjà il y a quelques années, avant même de travailler dans la pierre, un rêve étrange m'a mis sur la piste de la réflexion à propos de la catastrophe de la soif minière des hommes. Puis petit à petit, en entrant dans le métier de la pierre, j'ai pu constater, à travers les récits des voyageurs qui ramenaient des pierres d'Afrique, d'Amérique du Sud, etc ... j'ai pu constater à quel point tout le circuit est entaché, de son début à la fin, par des injustices et souffrances directement liées à l'avidité. Et pourtant, peu en profitent finalement, à tel point ces matières précieuses aveuglent d'abord par l'illusion de richesse qu'elle reflètent, comme l'or qui induit des ruées catastrophiques autant pour les hommes que pour l'environnement.

Voici des extraits de l'article du Monde qui a récemment enflammé ma révolte. "La forêt amazonienne toujours plus dévastée", article de Laurence du 29/01/2009 : "Mieux que n'importe quel discours, un chiffre résume l'ampleur du choc auquel est soumise l'Amazonie : 17 % de la forêt ont été détruits en cinq ans, entre 2000 et 2005.(...) Ce chiffre donne la mesure, à l'échelle des huit pays qui se partagent le plus vaste massif forestier de la planète (Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guyana, Pérou, Surinam, Venezuela), d'un bouleversement qui n'est, la plupart du temps, appréhendé qu'à travers le prisme du géant brésilien. Au cours de cette période, 857 000 km2 d'arbres - l'équivalent de la surface du Venezuela - sont partis en fumée ou ont été passés à la coupe rase sur une superficie de 5 148 millions de kilomètres carrés correspondant à la définition la plus stricte de l'Amazonie. (...) L'essentiel du défrichement s'est produit au Brésil, mais les autres pays, à l'exception du Pérou et du Venezuela, sont aussi confrontés, à leur échelle, à une disparition rapide du couvert végétal. "La progression des fronts pionniers en Amazonie et les transformations qu'elle introduit sont telles que le mouvement d'occupation de ces dernières "frontières de la planète" paraît irréversible", constatent les auteurs.

Partout derrière la déforestation, se joue une vaste course pour s'approprier les gigantesques réserves de terre et de matières premières de la région. "La dynamique économique en réponse à la demande des marchés étrangers alimente une pression forte sur les ressources naturelles. Le modèle de production dominant, qui ne prend en compte aucun critère de développement durable, conduit à la fragmentation des écosystèmes et à l'érosion de la biodiversité", déplorent-ils en dénonçant un système prédateur. (...)

Face à ce tableau accablant, des initiatives pour introduire un développement plus soutenable existent. Mais elles restent marginales. Les plans de développement durable adoptés par la plupart des pays, le classement en zones protégées d'environ 15 % du territoire amazonien ne semblent pas non plus, aux yeux du PNUE, des raisons suffisantes de se montrer rassuré sur l'avenir. "

Réflexion à suivre !!!

Commentaires

1. Le jeudi 12 février 2009, 23:32 par tisal

:( Je fait tout pour décourager l'importation et l'usage du bois qui est issue de ces régions.

Je diffuserais les dangers de destabiliser ces ecosystems par la déforestation pas uniquement pour les régions concernés mais aussi pour la planète toute entière.

Bonne continuation

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet